Carrière du mont Nokogiri
Des parois verticales de plusieurs dizaines de mètres, aux plans si nets qu'on les croirait découpés à la machine. C'est une carrière de pierre de bâtiment, la pierre de Bōshū, exploitée à la main puis à la tronçonneuse : de l'ère Ansei (1854–1860) à 1985, selon les sources consultées.
- Lieu
- Japon · Asie & Pacifique
- Civilisation
- Japon (fin de l'époque d'Edo à l'ère Shōwa)
- Période
- ~1854–1985 (de l'ère Ansei à 1985)
- Technique
- Extraction de la pierre de Bōshū (grès tufacé) au pic, puis à la tronçonneuse dès 1958
- Études
l’état des recherches converge — révisable. Photographie révisable de l’état des recherches, jamais un jugement.
→ Situer sur la carteLes éléments du site
Où se trouve le site
35.160° N, 139.841° E · vue satellite
Ce que dit la science
La pierre extraite s'appelle pierre de Bōshū (房州石) : un grès tufacé à tuf grossier, riche en scories noires, en ponces claires et en fragments de roche. Pour le mont Nokogiri, elle provient de la formation de Takeoka (groupe de Kazusa). La variété du sommet du Nokogiri est réputée la meilleure.
L'ensemble des carrières couvre environ 1,8 km d'est en ouest autour du sommet, sur des hauteurs de plusieurs dizaines de mètres (relevé de Nishida et Tomita, 2013, cité par Takahashi et al., 2015). Le site chevauche la limite entre la ville de Futtsu, au nord, et la commune de Kyonan, au sud.
Selon la notice du musée municipal de Hiratsuka (2005), l'extraction aurait été lancée à l'ère Ansei (1854–1860) par des tailleurs de pierre venus d'Izu, et se serait arrêtée en 1985. À l'apogée, environ 80 % de la population de Kanaya, au pied de la montagne, travaillait dans l'industrie de la pierre, dit-on. L'arrêt est attribué à la diffusion du béton (ville de Futtsu) ou au renforcement de la protection de la nature (Wikipédia japonais).
Les parois portent deux familles de traces : au pic (travail manuel), puis à la tronçonneuse, introduite en 1958. Sur la paroi de l'Iwabutai (« scène de pierre »), une ligne marque le passage des unes aux autres. À la fin de la période manuelle, un tailleur sortait 8 à 10 blocs par jour ; avec la tronçonneuse, 80 à 100, soit environ dix fois plus.
De la fin de l'époque d'Edo à l'ère Shōwa, la pierre a servi aux installations du port militaire de Yokosuka et du port de Yokohama, aux fortifications de la baie de Tokyo, au sanctuaire Yasukuni et à l'université Waseda ; elle a aussi été façonnée en fourneaux et en lanternes. Au pied de la montagne, à Kanaya, des murs et des entrepôts en pierre de Bōshū subsistent.
Toute la montagne est comprise dans les terres du temple Nihon-ji, dont la fondation est attribuée par la tradition à 725. On y trouve le grand Bouddha de pierre (Daibutsu, 31,05 m, reconstruit en 1969), une Kannon en relief sculptée dans une paroi de carrière, et le belvédère Jigoku Nozoki (« regard sur l'enfer »). Les vestiges de la carrière sont devenus un site touristique.
Le 16 juillet 2021, l'Agence des affaires culturelles a retenu le mont Nokogiri comme région candidate au label Japan Heritage. Le 1er septembre 2026, la presse a rapporté que l'examen de sa certification était engagé, avec une décision attendue vers décembre 2026 : à la date de cette fiche, le label n'est pas acquis.
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